30ième Journée internationale du Créole : mi bèl moman !

3
Bernard LECLAIRE

Bernard LECLAIRE

Chaque année, la Journée internationale du Créole  est une occasion de célébrer la langue et la culture créoles à travers les pays et communautés ayant le Créole en partage, soit à travers le monde plus de 13 millions d’âmes métisses unies par une même histoire et un même destin. 

Pour célébrer le 30° anniversaire de la création de cette journée par l’UNESCO en 1983, notre association « Tous Créoles !» avait choisi l’ouverture. En l’occurrence l’ouverture vers la Guadeloupe, et plus précisément vers l’île de Marie-Galante, en invitant le poète-écrivain Bernard LECLAIRE, originaire de cette belle île « aux cent moulins ».

Le thème retenu par notre conférencier : « LE CRÉOLE EST-IL UNE LANGUE EN EXIL DANS SON PROPRE CHEZ-SOI ? NON… L’EXEMPLE DE MARIE-GALANTE ». Ce titre, volontairement vaste, a permis de parler du créole d’antan, de celui d’aujourd’hui et, bien sûr, du créole à venir ! Tant il est vrai que notre créolité ne constitue nullement une identité figée, mais est le fruit d’échanges et de mélanges constants. 

Télécharger ici le texte de sa conférence : Bernard LECLAIRE Intervention à Tous Créoles 27-10-2013

Voir aussi le lien vers son blog  http://bernard-leclaire.blogspot.com/

Journée créole portailC’était vraiment une bien belle journée dimanche à la distillerie Trois-Rivières de Sainte-Luce (Martinique) ! Mi bèl moman !

Après le mot de bienvenue d’Édouard ANCET, porte-parole de l’association, c’était au maire de Sainte-Luce, Louis CRUSOL, de prendre ensuite la parole pour expliquer -en créole authentique- le plaisir qu’il avait d’accueillir pour la seconde fois « Tous Créoles !» sur le territoire de sa commune ; mais aussi pour rappeler son souhait qu’une véritable démarche de réconciliation soit engagée entre les différentes communautés martiniquaises.

Nathalie GUILLIER-TUAL, présidente des sociétés LA MAUNY-TROIS-RIVIÈRES, hôte de la manifestation, sollicitait l’indulgence du public de ne pas pouvoir exprimer en créole sa satisfaction de mettre à la disposition de « Tous Créoles !»  le superbe domaine de Trois-Rivières. Tout en exprimant sa certitude que, d’ici 2014, son parler créole connaîtrait de nets progrès…

Nathalie GUILLIER-TUAL

Nathalie GUILLIER-TUAL

Jocelyn REGINA dans ses oeuvres

Jocelyn REGINA dans ses œuvres

Venu à la rencontre de son ami Bernard LECLAIRE, le conteur bien connu Jocelyn REGINA ouvrait alors les débats avec sa puissance vocale et sa diction magistrale : ses histoires créoles « vraies-invraisemblables » ponctuées de « Yékri-Yékra » chauffaient en quelque sorte l’auditoire juste avant la prise de parole du conférencier.

 

Vers midi, l’exposé de Bernard LECLAIRE suscitait un riche débat, auquel plusieurs spectateurs prirent part.

Puis venait alors le moment de partager un ti-punch créole offert par les rhums Trois-Rivières, cependant que certains, plus sages peut-être, se désaltéraient « épi dlo coco Amarillo ».

Joël RESCHID et Jocelyn REGINA à l'eau de coco

Joël RESCHID et Jocelyn REGINA à l’eau de coco

Puisque « sac vide pa ka tchimbé doubout », un savoureux repas créole concocté par Roger GUILLOIS et Jean-Pierre NEGOTI attendait les 80 membres et sympathisants présents, outre leurs jeunes enfants.

Dès le dessert, Bertrand VOLNY au vocal et clavier, assisté de Rodolphe ORLAY à la technique, créaient l’ambiance pour faire danser et virevolter plusieurs d’entre les plus belles femmes.

L’un des moments forts de la journée était managé dans l’après-midi par Lydia ORLAY de l’association « La Page d’Histoire », dont les jeunes mannequins ravirent l’assistance en prenant possession des lieux dans leurs superbes robes créées pour l’occasion sur le thème « Berceuse créole pour un moulin à sucre » puis pour un défilé de mode de Terrelane avec des bijoux de Jaspe Création « Cachibou et aroman dans un frou-frou d’étoffes et Écrin de Joyaux »… riche, très riche programme !

Une partie du nombreux public

Une partie du nombreux public

 

 

Cependant qu’à la Martinique se déroulaient ces manifestations, pour mieux rappeler l’universalité de notre Créolité, signalons qu’à plusieurs milliers de kilomètres de là, à Victoria, capitale des Seychelles, le tapis rouge était déroulé pour inaugurer la 28e édition du Festival Kréol, un événement culturel célébrant la Créolité dans sa diversité et son unité. Outre les îles de l’Océan Indien (Réunion, Maurice, Rodrigues), les Caraïbes (Martinique et Haïti) étaient également de la fête. Toute une série de discours officiels ont précédé l’arrivée d’artistes représentants chaque île. Le président de la Région Réunion, Didier ROBERT, a prononcé un bref discours affirmant “la fierté de cette créolité qui nous rassemble par delà nos différences. Le monde de demain sera métis, il sera créole et il sera le nôtre”, a-t-il déclaré, confiant en cet avenir.

Partager

3 commentaires

  1. Bonjou tout moun.
    E krik é krak !
    Kréyol nou-an, atjolman sé pa menm krèyol-a kè papa mwen té ka palé antan’y.
    An lo moun pa sa palé kréyol. An lo entelektuel ka tradui fwansé an kréyol épi an patjé règ gramè épi konjugézon fwansé. Sé anlè radio épi télé pou wè sa. Man hont ba sé moun tala. Dapré mwen kréyol sé kréyol é fwansé sé fwansé. Lè man ka palé kréyol sé pa charabia fwansé é lè man ka palé fwansé sé pa tradiksyon kréyol.
    Man kontan ba sé moun-an ki ka fè saki fok pou gadé lang kréyol-a pwop.
    I ni kréyol st’lisi, gwadloup, domnik, guyane, haïti,… Chak kréyol-a ni idantité’y é ou ka rikonèt an pèp, koté’y ka viv, anlè kréyol’y. Fok pa nou mélanjé sé lang-la pou fè migannaj, pou nou pa garé. Man enmen tann gwadloupéen palé é yo enmen tann mwen palé, menm si sa nou ka di sé menm biten, menm bagay.
    Tjenbé rèd manmay-la.
    Léis

Poster un commentaire