André SIGANOS : un regard attachant sur notre société créole

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André SIGANOS

André SIGANOS

Samedi 7 février dernier, la salle Frantz-Fanon de l’Atrium de Fort-de-France, aimablement mise à la disposition de notre association « Tous Créoles ! » par M. Hassane Kassi KOUYATE, nouveau directeur de l’EPCC (Établissement public de Coopération culturelle), accueillait un public important (environ 150 personnes).

Ces membres et sympathisants de « Tous Créoles ! » étaient venus écouter André SIGANOS, ancien recteur de la Martinique (1999-2014), auteur d’un récent ouvrage sur notre île, au titre qui nous interpelle : « L’esclavage est-il sans fin ? »

M arie-Eugénie "Ninette" ANDRE

Marie-Eugénie « Ninette » ANDRÉ

Marie-Eugénie ANDRÉ, membre de notre Conseil d’administration, connue de tous sous le surnom amical de « Ninette », avait la charge d’accueillir le public et de présenter la prestigieuse carrière et la forte personnalité d’André SIGANOS. Lire ici ses propos : André SIGANOS, accueil MA. ANDRE

André SIGANOS (à gauche) avec Edouard ANCET

André SIGANOS (à gauche) avec Edouard ANCET

 

 

 

 

 

Puis avant de laisser le micro à l’auteur, c’était au tour d’Edouard ANCET, secrétaire général de notre association « Tous Créoles ! », d’effectuer une fine analyse de l’ouvrage d’André SIGANOS. Lire ici ses propos : Andre SIGANOS présentation par Edouard ANCET

Enfin, l’auteur prenait la parole pour exposer les raisons profondes qui l’ont poussé à écrire ce livre : tout d’abord un attachement sincère à notre île, découverte lors des quatre années qu’il y a passées à la tête de notre rectorat ; puis l’existence d’importantes potentialités martiniquaises, cependant encore latentes selon lui.

Un riche débat s’engageait ensuite avec le public, au cours duquel, désormais libre de sa parole, l’ancien recteur a pu donner son avis sur quelques sujets difficiles, tel l’éclatement de l’Université des Antilles-Guyane (un coup d’Etat de la part de l’Etat), ou encore l’enseignement du créole, finalement peu prisé de la part des familles martiniquaises, contrairement par exemple au Pays basque où pas moins de 25.000 étudiants apprennent leur langue maternelle.

Cette matinée littéraire prit fin sur une brillante intervention de Marcel OSENAT, membre de l’association,  qui affirma assumer son statut de descendant d’esclaves avec détermination et fierté, et non pas avec misérabilisme ou victimisation. Puis André SIGANOS se livrait avec plaisir à une longue séance de dédicaces personnalisées aux nombreux acheteurs de son livre.

« L’esclavage est-il sans fin ? » L’Harmattan, 183 pages, ISBN 9782343042510, 19 € 

Une banderole déployée au fond de la salle...

Une banderole déployée au fond de la salle…

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